Sophie January 17, 2018

Dans le but de protéger la Terre des astéroïdes, l’ONU veut un effort à l’échelle mondial

En ce mois de décembre 2017, les médias parlent beaucoup de l’astéroïde Oumuamua dont le nom signifie : le messager en langue hawaïenne. Cet étrange visiteur dont l’orbite et la vitesse indiquent clairement qu’il vient de l’extérieur du système solaire. Cependant, il est passé très loin de la Terre, mais nous rappelle que les astéroïdes sont une réel menace pour notre planète et pour notre civilisation. Au cours de cet été, les Nations Unies avaient demandé la mise en place d’un partenariat entre les pays qui disposent d’une agence spatiale dans le but de coordonner les moyens d’alerte et de prévention.
Protéger la Terre face à la menace des astéroïdes est l’une des principales préoccupations des agences spatiales qui envisagent donc des missions de déviations d’astéroïde. Il existe d’ailleurs, des comités qui sont mis en place au niveau mondial et qui tentent de résoudre ces problèmes majeurs. La combinaison de trois facteurs (l’ampleur potentiellement catastrophique du phénomène, la prévisibilité des évènements et la possibilité d’intervenir) qui contraint en effet la communauté internationale à mettre en place une réponse qui est coordonnée à la menace que représentent ces objets venus d’ailleurs. Ainsi, le Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique de l’ONU a créée en 2001 une “équipe sur les objets géocroiseurs”, appelée équipe 14, constituée de représentants des 14 grandes agences spatiales qui sont en activités dans le monde. L’idée principale de ce comité est qu’en raison d’un “fait peut-être unique dans le domaine des risques naturels, il est possible de prévenir des impacts d’objets géocroiseurs en agissant en temps opportun”, explique Detlef Koschny, directeur du segment des objets géocroiseurs de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Les leçons de la météorite de l’Oural

Depuis la chute de la météorite de l’Oural, qui a atterri à Tcheliabinsk, en Russie, en février de l’année 2013, la situation n’est plus du tout la même. Cet événement marquant à mis une nouvelle fois en évidence la grande vulnérabilité de la planète Terre face aux objets qui pourraient potentiellement entrer en collision avec la planète. La météorite de Tcheliabinsk a grandement attiré l’attention du monde entier, non pas en raison des dégâts qu’elle a provoqué lors de son passage au dessus de cette région de la Russie, mais bien plus par le fait que, malgré nos moyens de détection et de surveillance du ciel poussés, personne n’a été capable de prédire l’arrivée de cette météorite et cela en a surpris plus d’un. Bien entendu, aucune agence spatial n’auraient pu la détourner de sa trajectoire de collision avec la Terre, cependant, une détection suffisamment tôt aurait permis de gagner du temps et, ainsi, de pouvoir prendre des mesures de protection des populations ainsi que des infrastructures publiques.

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