Sophie January 17, 2018

Quand la mode s’inspire du Japon

La marque Louis Vuitton, s’inspire du Japon dans sa collection croisière. Nicolas Ghesquière, s’est directement inspiré des deux faces du Japon, avec ses symboles traditionnels accompagnée d’une esthétique bien plus contemporaine. Cette collection rend hommage au créateur Kansai Yamamoto.
Pour les designers de l’occident, le Japon est une source d’inspiration qui est vraiment fascinante, car décidément, toujours caractériel. Nicolas Ghesquière, directeur artistique de la mode femme chez la marque Louis Vuitton, a alors consacré à la culture japonaise la collection croisière de l’année 2018. Elle a été présentée dans le décor plutôt organique et futuriste du Miso Museum, à coté de Kyoto, au cours du mois de mai de l’année 2017. A travers des silhouettes graphiques jusqu’aux textures recherchées, c’est avec le point de vue d’un Français qui est donnée sur une culture presque schizophrène qui se révèle. D’un côté le Japon traditionnel (incarné dans des vestes carapaces qui sont directement inspirées des armures des samouraïs, un maquillage inspiré des kabuki, des motifs d’estampes tissés dans des soies qui sont épaisses), d’un autre côté des motifs plus pop et futuriste, qui parle dans des couleurs et des tenus de poupées qui sont excentriques, un peu façon pop art. Ces motifs qui sont justement empruntés à une légende Japonaise : Kansai Yamamoto. Ce créateur, que l’histoire de la mode à vite oubliée et a étonnamment été mit de côté, est pourtant un pionner. C’est Kansai Yamamoto qui, dans les années 1970 à ouvert la voie à tous les designers japonais qui sont aujourd’hui adulés comme Rei Kawakubo de comme des garçons, Yohji Yamamoto, Kenzo Takada, Issey Miyake etc). Sa marque est née en 1971 et sa toute première collection est présentée la même année dans la ville de Londres, une terre de rébellion de tous les genres. Sa collection, inspiré de la période des Momoyama, est aussi courte qu’elle est baroque (1573 – 1615), avec un style qui est extravagant, énormément coloré et fait une entrée fracassante dans la mode.
La collection emprunte à la mode japonaise (kimonos, différentes formes de théâtre) mais également à d’autres cultures qui sont asiatiques, il a construit toute sa légende en incarnant une certaine excentricité moderne et exotique qui prend vie lors de défilés-spectacles vraiment délirants. Cette image est bien loin de cette d’un Japon zen, cependant les années 1970 accueille cette audace avec enthousiasme. Par ailleurs, David Bowie est un des premiers fans et Kansai Yamamoto, l’habille lors de ses tournées “Ziggy stardust” et “Aladdin Sane”. Même pour les individus qui ignorent son nom, les oeuvres de Kansai Yamamoto, son inscritent au patrimoine mondiale de la pop culture. Au tournant du XXI siècle Kansai Yamamoto prend ses distances avec la mode qui est en train de s’institutionnaliser.

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