
Vous avez pu constater que la salle du conseil municipal, qui est aussi celle des mariages, est en travaux. Elle en avait grand besoin ! Voici plus de 40 ans qu’aucune peinture, aucun rajeunissement n’avait été fait.
Il y a quelques années, nous avions envisagé d’agrandir et de réorganiser la mairie pour vous accueillir dans de meilleures conditions. Malheureusement, le coût du chantier était trop lourd pour notre budget.
Nous avons donc décidé de remettre à neuf cette année, l’escalier, le palier et la grande salle du premier étage qui accueille des moments importants de votre vie, parrainages civils et mariages notamment. L’acoustique et l’isolation sont complètement revus. L’esprit des travaux est de conserver à cette salle son atmosphère. Elle va retrouver sa tonalité d’origine, son mobilier sera conservé et rénové, sa fresque restaurée. Le travail réalisé par une restauratrice permet de retrouver les couleurs de la Loire telles que le peintre Lavollée avait voulu nous les faire partager.
Ce choix d’un chantier a minima est le symbole des choix permanents qu’il nous faut faire pour les travaux, comme pour le fonctionnement de nos services tant les contraintes sont fortes sur nos recettes.
Et les déclarations du Président de la République, ce 20 mai, ne sont pas pour nous rassurer sur nos capacités financières. Après la suppression de la taxe professionnelle qui va laisser près de 6 milliards d’euros à disposition des entreprises, mais qui va diminuer nos ressources, le président décide de geler la contribution de l’État aux collectivités. De plus, il veut moduler les dotations pour "encourager" les collectivités locales à réduire leurs dépenses dans les mêmes proportions que l’État.
Quand on sait que le président se félicite de la suppression de 100 000 emplois dans les services de l’État, et qu’il veut poursuivre au même rythme, on comprend tout de suite quels seront les choix de ce gouvernement.
Ce sont des choix d’autant plus inacceptables que nous savons tous que les services rendus à la population sont plus indispensables quand les familles ont des ressources modestes. Nous voulons pour notre part continuer à faire entendre à tous les niveaux une conception inverse, en proposant pour commencer que l’on cesse les cadeaux fiscaux aux plus riches - rappelons que les 100 plus gros bénéficiaires du bouclier fiscal en 2009 ont reçu en moyenne 1 800 000 euros de remboursement des services fiscaux.
Le Maire